قراءة في “عاشق أخرس”

أكتوبر 28th, 2009 كتبها الحبيب الدائم ربي نشر في , مشاكسات صديقة

افتراضي قراءة في عاشقِ الحبيب الدايم ربي الأخرس
 

 


 
 
عـثرة الحظ أوقعته في سؤال ما كان يتوقعه . رجل ثقيل يسأله من غير مناسبة عن معنى كلمة “خرساء” التي ابتدأ بها شاعر مجهول قصيدة . دون جدوى كان يتتبع حركة الشفاه السائلة: خرساء ، خرساء ، خرساء . فما التقط من الإيماءات إشارة . بعد لأي ، وحين كاد صبر السائل ينفد ، جاءه الفرج فردّ في حرج : خرساء من لا ترد ، أو بالأحرى من تتعمد عدم الكلام.
وانتهت الواقعة هنا برجل ثقيل الظل وآخر ثقيل السمع ، يلتقيان على مضض ، ويفرنقعان من دون ندم. الرجل الفضولي سوف يمضي إلى مزيد الرعونة ، بينما سينصرف الذي يخونه السماع إلى البرطمة بسباب لا يوفر قليلي الذوق والشعراء من الحساب . سيستعيد ، من دون ريب ، هذه اللحظة بغير قليل من الامتعاظ ؛ ويبصق في وجه الوقاحة . بيْدَ أن شكوكا ستر
اوده بشأن مفردة ” خرساء”. ستبدو له غير مناسبة للتعبير عن حبسة الشفاه وحدها. أما كان للقواميس أن تخص بها ، أيضا ، من لا يسمعون مثله ؟ قد يحتج في سكون.وقد لا يكون تبعا لمنطق الحكاية .

 

***

على صمت كان يتلظى بحبها . يترصدها من بعيد كي يتأمل الجرة تلامس شعرها الجموح كلما قصدت عين الماء للسقيا . العشق مذلة . وهو حين يأتي من أخرس يغدو فعلا أقرب إلى الشناعة. كان قد أوغل في التيه. عيناه بوابتان لقصيدة مخلعة الأوزان صماء ، والجمال المترجل أمامه ، متثنيا ، سبحان الخالق الناطق . كأنما كانت صاحبته على غيمة تخطو ، خفيفة ، رشيقة ، صموتة. تعبر التلة في ذهاب وإياب. لم يعد قلبه يطاوعه ليبقى نائيا ، يتأمل “خرساءه ” من خلل سد القصب . ما صار السر واحدا وإنما غدا اثنين وثالثهما عاذل قد يقتحم المشهد مدعيا الاستفسار عما قاله شاعر مزعوم في الحبيبة. والحبيبة ، مهما صدّت ، هاهي تقترب ، لم تعد بدورها قادرة على الصمود أكثر.
ولأنها كانت مثله خرساء فقد ناولته جعبة قصب كي يسكب فيها هواه . ففعل . انذرفت دموعه فوق القصبة فخرمتها سبع خرمات . وعلى مدى أيام الأسبوع ، ومنذ كان الماء والقصب ، راحت النايات، كلما هبت الريح ، تشدو بأن

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ZarriateBladi/Yann Venner

سبتمبر 10th, 2009 كتبها الحبيب الدائم ربي نشر في , غير مصنف, مشاكسات صديقة

 

GRAINS DU BLED
Ou
 
 la Comédie de l’Ecriture
Par  Yann Venner 
Ce roman du marocain doukali Habib Daim Rabbi a été traduit par sa consoeur en écriture, Habiba Zougui, femme poète d’El Djadida.
Habiba, en fine et habile lectrice, en auditrice libre et habituée des contes dits à voix haute devant la halqa, a longtemps travaillé sur cette traduction en français actuel, traduction au plus près du style de l’auteur, dont le roman, vaste et très varié,  décline à l’infini, toute la palette des niveaux de langue.
Décidément, après notre grand Driss Chraïbi, citoyen-voyageur né en 1926 à El Djadida, dont le rire résonne encore à nos oreilles, les lectrices et lecteurs de la région d’El Djadida ont de la chance.
Un auteur comme lui a toutes les cartes de l’écriture en main. L’autre lui servant à écrire, je présume !!!
Pour écrire cette préface, je m’appuierai donc sur les notions de : point de vue, de l’humour comme moteur de la narration et comme catharsis, de la polyphonie et du dialogisme de cet inénarrable  texte, de la moquerie, du sérieux et du grotesque réunis, de « l’interventionisme » de l’auteur dans son écriture même, du roman à tiroirs, et enfin de la littérature transformée en oraliture.
 
 
Le narrateur a eu recours à l’astuce du jeu de cartes. "les trois cartes "en effet, le narrateur  empêtrait souvent le lecteur virtuel, en lui, cédant la carte d’échec. En fait chaque fois que  le lecteur virtuel aspire atteindre le secret narratif, ou mieux encore, les astuces narratives, des vacuités  se dressent comme des barrières  devant le lecteur.
 Et par quoi les combler ? Seuls les grands joueurs de hasard possèdent cette faculté. Si ceci est vrai, à ton avis, où réside cette astuce ? (je prierais que tu sois  dans une mauvais impasse)… »
 
Une étude plus longue serait nécessaire, mais ne vaut-il pas mieux s’adresser directement à l’auteur, afin de ne pas trop délirer sur son texte ?…Vous pouvez donc sauter cette préface !
 
 
Le mot « grains » relève du registre courant. Il semble annoncer, par sa multitude, une amplification possible.
Le deuxième mot bled, au singulier fait appel à un lieu, un espace, une géographie non précisée et précisée à la fois. Il s’agit d’un bled mais pas de n’importe quel bled : « du bled ». Le déterminant « du », article défini contracté, donne une appartenance, une origine, un enracinement au mot « grains ». Le bled est un mot qui relève du registre populaire. Ce village existe et n’existe pas. Sera-t-il situé ou non situé dans le temps et dans l’espace ?
Le titre, paradigme explicite, va-t-il correspondre à notre horizon d’attente ? Ou nous faire violence ?
 
1)    Les points de vue :
 
Le fait d’avoir la même histoire vue par des narrateurs différents est assez impressionnant par son resserrement et sa densité. En effet, vingt histoires, présentées en chapitres courts et très incisifs, n’inclinent certes pas ni à la monotonie, ni à la répétition du même, ou pire à l’ennui. Petits contes en tranches, réunis sous le nom de roman, voilà l’idée même de cet habile joueur de mots : Habib Daim Rabbi. Nous distraire sous un déluge de phrases, de narrations jouant sur le mentir-vrai cher à Louis Aragon. A peine une histoire se termine, qu’elle est aussitôt relancée par un contradicteur, un narrateur homme ou femme, qui se permet de faire rebondir l’enquête – plutôt que l’histoire. « La narration rapiécée fut plus invraisemblable que la  première version… »
Car il s’agit bien ici d’enquêtes multi-polaires. L’auteur lui-même posant l’énigme et intervenant comme démiurge, par focalisation externe. Il est le maître du jeu et délivre les cartes et la parole comme bon lui semble, au gré d’une fantaisie en apparence légère ; mais très étudiée.
 
« Ce qui compte c’est la mort  en tant que telle…son essence…
qui fuira l’épée, mourra d’une autre cause… et comme dans les romans policiers, le criminel est souvent loin des doutes ainsi  c’est
celui qui croyait vivre longtemps qui sera l’objectif de la mort… celui qui croyait  qu’on lui  creuserait sa tombe vivra longtemps. »
 
Les points de vue divergent donc. Le personnage de Salloumi, anti-héros et support de ce roman, fil rouge, est traité de façon très moderne. Dans cette écriture à la fois baroque et surprenante, les points de vue ( de Salloumi, de son fils, de son épouse, du roi, de ses ennemis,) dessinent  des galeries aux miroirs déformants. On est presque aveuglé par des miroirs aux alouettes avec personnages : « ces vivants sans entrailles », écrivait Paul Valéry.
Cette notion de point de vue est capitale chez l’auteur, qui déstabilise ainsi la narration et la notion de vérité, par sa propre véracité.
 
2 ) L’humour, moteur de la narration et de la catharsis.
 
« Que deviendrai-je sans le rire ? Il me purge de mes dégoûts, il m’aère… Il est le signe que je ne sombre pas tout à fait dans la contagion du monde… où j’évolue. » Jean Cocteau.
 
Les mots, par les jeux qu’ils inspirent, permettent de métamorphoser les êtres et les choses. Le langage, au-delà du carcan de la rhétorique, libère la matière, crée le vrai et le faux, tente de saisir l’essence même de la vie et de la mort.
Habib Daïm Rabbi en est plus que conscient. Si « l’humour est la fiente de l’esprit qui s’envole », selon Victor Hugo, l’auteur s’y roule à plaisir et nous entraîne dans cette fiente, cette épaisseur du langage, cette matière brute, engrais pour nous fortifier et par là même, faire fructifier son propre roman. Aux limites de l’excès, la comédie des mots nous montre un univers réversible, baroque, fait de fausses perles. Indécision et mouvance, purgation de nos passions, doute, double sens, non sense anglais quelquefois, tout est bon à retirer de ce terreau, de ce guano.
« Quel dommage !"locution  que le défunt  n’a pas  articulée. Mais il fut  obligé  d’être  son locuteur  après sa mort. Ceci ne souffre pas la plaisanterie… »
 
La catharsis (purgation de nos passions) est présente. Afin que l’on rit - des autres, et aussi de l’écrivain en train de jubiler, de nous faire violence en nous tendant ses pièges qui nous ravissent. L’auto-dérision est là, garde-fou de nos pensées, afin que notre lecture garde son effet de distanciation, (Verfremdungseffekt : mise à distance ) comme dans le théâtre de Brecht.
L’humour est ici mis en scène, sorte de  théâtre à la Ionesco, à la Beckett, à la Valère Novarina… Habib Daïm Rabbi nous demande même dans un de ses chapitres, si l’on sait le lire ; et l’auteur de nous poser des questions sur la (littérature) critique universitaire qu’il fustige, comme Molière fustigeait le discours ampoulé et farfelu des médecins. On nage dans l’auto-dérision en riant à gorge déployée. C’est un roman de chair vive, de rire vrai, où se catapultent le grotesque et le sublime, antinomie que l’on retrouve dans le théâtre de Shakespeare et de Hugo.
 
 
3)    Polyphonie et dialogisme
 
Plusieurs voix se répondent donc. Les répliques ont l’apparence du naturel. Les narrateurs et personnages donnent l’illusion qu’ils improvisent. Une double énonciation (personnages se parlant & s’adressant au destinataire : le spectateur/lecteur) fonctionne. Elle est à l’oeuvre, se déroule, s’étale en des aller-retours incessants : didascalies,  apartés, monologues ou soliloques, ruptures de ton, de style, de niveaux de langue : grossier, savant, neutre, poli, affecté, courtois…
Toute cette machinerie violente - au service de l’énonciation - est une arme qui crache ses phra

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العيون

أكتوبر 23rd, 2008 كتبها الحبيب الدائم ربي نشر في , مشاكسات صديقة

علي عبدوس 

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الحديث عن العيون؛ عيون. ما أبلغ الشعر العربي وأعذبه في وصف العيون وجمالها وفتنتها، وهو عيون الشعر، في اتساعها وتلونها، إشاراتها وإثارتها، الهالة التي تحيط بها، الأسرار التي تحملها، والأثر الذي تحدثه في النفوس…. لو خُيرت بين نعم كثيرة لاخترت العيون الجميلة في ذوقي، ولو أن الذوق لا يعلل… حين ترتاح النفس البشرية لعينين جميلتين؛ تدرك من خلالهما أسرار الكون، وإبداع الخالق المبدع، في البريق الذي يشع منهما، في ابتسامتهما، وفي اللغة الإنسانية العالمية التي تتحدثان بها… وقبل أن يستعمل الإنسان لسانه للتواصل، وهو صبي، يسخر عينيه لإدراك محيطه، والنفاذ إلى عالم منير مضيء… عدو العين هو الظلام، تعجز فيه وتتوقف عن العمل بصورة مطلقة، ولو كانت مشرعة كالبحر… تصوروا معي أن النور انطفأ فجأة؛ وأنا جالس في غرفتي، أعرفها وتعرفني ، سأعوض حاسة البصر باللمس، وأحاول أن أتحرك لأبحث عن أداة أطفئ بها الظلام… سأصطدم – ولا شك - بأول حاجز في طريقي ، رغم معرفتي بغرفتي وأثاثها البخيل ، وموقع كل قطعة فيها، سأمد يدي نحو المجهول، وأسير مترددا، باحثا في الظلام عن حفنة نور، وسيتحطم مسعاي على جدار الغرفة كما يحدث ل(جُعل le scarabée) ؛ الذي يملك عينين قويتين تحت أهداب مطاطية غليظة ، يقلع بقوة ، وقد برمج رحلة طويلة، لكنه يصطدم بأول حاجز بعد ثوان…ويمكث هناك على ظهره يحاول أن يقف على رجليه ويضمد جراحه… رحلة الإنسان مشابهة ، يقتلها الظلام…والضعف…إذا لم تكن في النور لن تدوم أطول من رحلة جعل….. لكن حين تُستعمل العين للرؤية تغيب عنها الرؤيا…وتكمن حدة بصر النسر في قوة رؤياه ، لا أتحدث هنا عن رؤيا الشاعر والفيلسوف ، تلك قضيةأخرى… ولحكمة أرادها الله سبحانه، يكتشف النسر والصقر طريدتهما من علو شاهق، فينزلان عليها بعزم ودقة متناهية لا تخطيء إلا نادرا…وأمر الإنسان غريب في هذا المجال، حين يستعمل عينيه للرؤية، يطول عنقه ، ويسخر وسائل ذاتية متطورة لتتبع حركات غيره وسكناته… لاحظوا عين الجار على الجار(ة)، عين الزوجة على الزوج والعكس، عين الشيخ والمقدم على الحي والقبيلة، عين المدير على الموظفين ، عين الصديق على الصديق وبالأحرى العدو، عين الأعشى الذي يقويها بالزجاج المكبر؟ …عيون وعيون… كعيون الذباب ؛ اسألوا أساتذة علوم الحياة؟؟؟؟ أصابنا ال

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متعة امرأة.: أقصوصة

سبتمبر 19th, 2008 كتبها الحبيب الدائم ربي نشر في , مشاكسات صديقة

 - بقلم علي عبدوس

علقت بذاكرتي، في زاوية مهجورة منذ الطفولة، رؤيا رائعة، تطفو أحيانا على سطح شعوري…كسراب..أو قبس من نور، يشع أمام ناظري…على مرمى البصر… في صباي، كنا نقيم في أرض غفل عذراء، لنا جار واحد، لا أتذكر من هو؟كيف تجاورنا؟ لن أنس زوجته الممتلئة الضحوك العابثة.. كانت تدللني أي دلال؛ زبد، بيض، عسل، ومواويل في الأذن. تفصل خيمتينا خطوات… في يوم حار، وقت القيلولة.. وجدتها تتزين ــ وهي أصلا لمياء جميلة ــ تزين عينيها الواسعتين بالكحل، وفمها المثير بالسواك، وتلمع أسنانها اللامعة بقطعة ثوب، تصفف شعرها الداكن الغزير…و تداعبه بزهو… أخرجت من متاعها قارورة عطر صغيرة، فتحتها، استنشقت ملء أنفها شذاها، أفرغت منه قليلا في راحتها اليسرى… مسحت بأناملها تحت أذنيها، على عنقها، وأفرغت قليلا على صدرها العاري….عبق الجو الحار بعطرها وانتشر… لم أكن أعي آنذاك أسرار الزينة…والغاية منها عند النساء؟ جلست قربها أراقبها وهي منهمكة في مهمتها؛ تناجيني على غير المعتاد…مررت راحتيها الناعمتين العطرتين على وجهي الصغير الملتهب، و طلبت مني أن أمسك مرآة صغيرة كانت تستعملها لضبط

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Grains du Bled

مارس 25th, 2008 كتبها الحبيب الدائم ربي نشر في , مشاكسات صديقة, مشاكسة الأحبة

        « Grain du Bled »  

            ou     

            Pourquoi écrire ?

             * Habiba Zougui

 

           Picasso  a dit un jour qu’un tableau ne vit que par celui qui le regarde ;le texte lui ne vit ;et n’existe que par celui  qui le comprend,déguste son goût et scrute non seulement ce qui est explicite ;mais ce qui est en filigrane aussi.

             Depuis la nuit des temps ,nos ancêtres  ont cru à ce culte qu’est l’Ecriture. Ils  traçaient des grimoires sur les murs , sur les pierres ..A travers  le temps  l’ Ecriture a connu plusieurs changements  et métamorphoses.

En fait écrire est indispensable  à la vie ,écrire c’est agir , c’est échanger ses idées , c’est échanger ses points de vue  ses préoccupations et ses rêves ..

          Paul Ricœur a dit : « la destruction est un moment de  toute    nouvelle fondation. ».Cette destruction qui se veut comme  étant une fondation , je l ai rencontré en lisant le Roman   du Docteur :Habib Daim Rabbi, intitulé Grain du Bled  (ZARRIATE LBLAD)

          Une  approche immanente du roman (écrit en arabe) ,nous décèle une authenticité et une originalité incomparables.. 

          De prime abord ,le roman  s’avère être un roman du bled ..Certes l’ancrage temporel,spatial,et langagier ;se référent à une réalité purement marocaine.. En effet ,notre langage maternelle  à savoir le dialectal enferme dans ses entrailles des mots de l’arabe classique..

L’écrivain nous renvoie  à l’étymologie des mots ,à leurs  graphies conçues correctement à titre d’exemple :

Dayl omak (La queue de ta mère)    le commun des mortels l’articule autrement Dine omak ( la Religion de ta mère) chose qui parait insensé sinon dingue. Le romancier amalgame le classique et le dialectal, cet usage  n’est nullement arbitraire mais fonctionnel.

          Le roman Grain du Bled est un roman «  local» .Il défie l’archétype  structural du roman .En effet,le présent roman n’oscille pas entre la structure romanesque occidentale ni celle orientale..

 A travers la narration ,on capte les traits du génie de L’Ecrivain ..Sa fascination émeut ;et à travers le déroulement  de l’action ,il dévoile la réalité verbalement ;et dévoiler c’est vouloir changer .

        A cet égard, j’avance sans aucune réserve ,que l’objectif  du narrateur est de « changer » le contenu et le contenant .En fait il raconte ,et recourt  à des  situations humoristiques ; à travers lesquelles ;il crée des effets stylistiques .L’humour  noir  devient un outil  pour changer le statu quo ,il le remplace par un autre horizon d’attente .

Il interroge les mentalités ;les mots et les maux avec un humour révélateur .Il peint le vécu et le rencontré ;il nous dévoile devant nous même en vue de remettre  les mots et les faits en question .Il crée un écart , écart qui se veut  innovation ,création..

                   Le roman  se  veut le miroir qui reflète notre langage ,qui  nous est intrinsèque ..nos visions du monde ,il reflète par sa transparence ,notre  bassesse qui règne ici bas  ,nos faiblesses sous leurs nombreuses

Facettes et avec mille et une couleurs .Donc ,le narrateur essaye de peindre cette réalité percée,trouée ;il ne nous l’embellit pas ;mais il l’expose nue ,avec ses valeurs , ses contradictions ; ses manies et ses préoccupations..

Et « pour ( la ) faire surgir  il faut  un acte concret qui  s’appelle le lecture »(Sartre)

On se dévoile par la lecture .En fait 

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قابس آخر الملائكة

فبراير 17th, 2008 كتبها الحبيب الدائم ربي نشر في , مشاكسات صديقة

شعيب حليفي
 
ملتقى مغاربي
 
لم يعد أمام الفجر من خيار، أو من حقيقة أخرى ، غير الارتماء في أحضان ألفته الخالدة ، احتماء بها من ثقل الظلام  وفداحة البرودة القاسية وقد طوحت بي بعيدا ، حيث صوتي لم يعد  صوتي ، بل شريانا من دمي ، أكلم به نفسي فيخدش صمتي  لتطلع منه أبخرة  حارة ، لو قشرتها لوجدت دمي الضائع  مند قرون .هكذا رأيت الأشياء وعشتها في وصولي الأخير  إلى مدينة قابس بتونس ، متأخرا وقد لف الظلام لفاته بإتقان  على رأسه، متدثرا بأمطار دسمبر.
 
     رأيت كل شئ ينمو ويعلو في قابس ذات الأبراج النورانية ، لا يراها ولا يطلع إليها غير الطهرانيين ممن آمنوا بالفجر والمطر..مثلي بالتأكيد ، فأنا أشعر بكوني آخر عشاق الفجر الملفوف في المطر.
 
    قلت في نفسي ما نسيته قبل تذكره، وكنت وحدي دونما شعور بذلك ، ولكني أشرت لنفسي بأن أهتم لكل ما سيأتي .فقد اجتمعنا ، ونحن بقابس ، في ملتقى مغاربي للبحث والتناظر حول ثلاثة أيام ضائعة في رحلة سيدي علي الشاوي إلى قابس سنة 1781 أي قبل قرنين  وعقدين  وسنتين وسنتين وسنتين، لا أحد يعرف عنها شيئا ، حتى أن جميع مؤرخي البلاد التونسية والمغربية ، ومؤرخ الشاوية ومرافق سيدي علي وكاتبه الشيخ الهبطي ،أسقط تلك الأيام وسكت عنها سكوتا مريبا، ولم تفضحه غير جملة مرمية في سياق عابر يقول فيها : وبالبلاد التونسية قبل دخول البلاد الجزائرية سيقبس نور شاخد بقلب سيدي علي ويهز وجدانه هزا لم يفق منه ثلاثة أيام قابسيات  خالدات.
               
    وفي إشارة متأخرة ذكر انه سيعود ،  في كتابه الذي خصه للوقائع والأخبار ولم يستدل على وجوده أبدا حتى الآن، إلى الحديث عن  سحر القبس الذي ألهم الشاوي.
 
 (علي الشاوي، جدي الأكبر الذي حكم الشاوية لثلاثة عقود منذ 1768 إلى أن قتل غدرا .أما الشيخ الهبطي ، فهو فقيه ومؤرخ واليد الروحانية اليمنى للشاوي .وهو من أنقذ السلالة من الموت بعد  الواقعة ، بفراره ، رفقة عائلة سيدي علي ، متخفيا….).
 
ورقة عمل بريئة
 
   (  يجمع المؤرخون على أن مدينة قابس أسسها الفينيقيون ثم ورثها عنهم القرطاجيون في القرن الثاني ق.م.وفي الحرب البونيقية الثانية ستصبح تابعة لروما وعرفت باسم تاكابي وقد ذكرها أبوليوس في أعماله. 
    بنيت على سواحل الخليج القابسي ( بحيرة تريتون كما يسميها هيرودوت) . وقد تمتعت بدستور المعمرة واستفاد سكانها بحقوق المواطنة الرومانية ، وثبت أيضا أن المدينة كانت في عهد الرومان وقبله مركزا من أهم المراكز الاقتصادية لجودة مناخها وموقعها الجغرافي .
   فتح المسلمون قابس بين 654 و660 م وألحقت في العهد الإسلامي الأول بالقيروان واعتبرت في العهد الأغلبي المنطقة الثانية في الأهمية بعد القيروان بفضل إنتاجها الزراعي والصناعي وخيراتها المصدرة شرقا وغربا ،بالإضافة إلى امتدادها العمراني.
 بلغت قابس في العهد الصنهاجي  972 م- 1097 م قمة ازدهارها وخاصة في عهد المعز بن باديس. ثم تراجعت مع قدوم الهلاليين إلى أن استرجعها تميم بن المعز صاحب المهدية.
استقل بها بنو جامع سنة 1097 م وبنوا بها عدة معالم عمرانية ضخمة مثل قصر العروسين وجعلوا من بلاطهم ناديا للشعراء والعلماء والكتاب ثم خضعت إلى حكم الموحدين بين 1160 و1228 م وتلاهم عهد بني مكي (1228م -1349 م ).  وستسترجع المدينة استقرارها بصفتها ولاية حفصية  (1394 م-1535م)
 
ومع دخول الحماية الفرنسية إلى البلاد التونسية سنة 1881أصبحت قابس موقعا عسكريا إلى أن احتلها الألمان في سنة 1940 وبعد ثلاث سنوات ستدمر بصفة شبه تامة ويعاد بناؤها مع نهاية الحرب العالمية الثانية.)
 
   جئت من أجل البحث في تخمينات ضائعة لجدي الأكبر ومؤسس المدنية الحديثة بالشاوية والمغرب الأقصى، وقد رافقني أربعة من نفائس الأصدقاء :عمي المعاشي ، عبدو الفيلالي ، الحبيب ع.س.ربي،سعيد الراقي  .
     كنا خمسة من الأقصى ، وجاء من كل البلاد التونسية عدد كبير من العلماء والباحثين والمتتبعين يشاركوننا هذا البحث ويعربون لنا عن حبهم لجدنا .
 
     لم يكن أي منا يحمل فكرة عما كان ووقع في الأيام الثلاثة  التي قضاها علي الشاوي بقابس؟ وعلينا أن نعيد تركيب كل الجزئيات والتفاصيل وتشفير الحدوس والتخمينات .نشتغل على الحقائق والتخييلات بنفس المستوى ، لذلك افتتح اللقاء  بكلمة مستفيضة للشيخ عمي المعاشي ، كبير الحكائين، والذي قال بأن سيدي علي خرج في أول دسمبر من سنة1781.في جولة روحانية من قصبته العامرة بالشاوية إلى واحة قابس التونسية .قبيل فجر الثالث من دسمبر ، فتح عينيه وهو مذهول .. ولم يكن قد نام سوى ساعة واحدة بعد سهرة طويلة مع الهبطي …الذي ما زال منزويا في ارتخاءاته الليلية يدخن شقوف الكيف،أعواد كتامة .
 
    قام الشاوي .. ولما أراد الهبطي القيام مثله سقط .عاد مقرفصا بجواره ثم قال له بلغة الحسم :"سنرحل بعد ساعة واحدة شرقا .نفس الحلم أراه منذ أربعين ليلة  يأمرني بالرحيل  دون توقف،  شرق الروح، ولن أنزل عن بغلتي حتى يأذن الله بذلك .جهز البغال والمؤونة وعشرة من الرجال الشداد واكتم الخبر ..وقل للنساء إنني ذاهب لتفقد أحوال بلاد الشاوية ".
 
    أغرت الأمطار الكثيرة علي الشاوي ، فالجميع مختبئ  وهادئ ولا خوف من أي شئ طارئ.هيأ كل شئ وانطلق مستعينا بالصوم  والصمت ، لا يتوقف إلا لقضاء حاجة  أو تغيير بغلته، ثم يواصل المسير ليل نهار دون توقف .
 
    وبعد سبعة أيام وليال ، بين الواحة والبحر ، الأرض والسماء .. توقفت بغلته وحرنت فالتفت إلى الشيخ الهبطي وقال :"هنا ذاب ذهولي" .
سألوا فعرفوا أنها بلاد قابس من البلاد التونسية.
 
برشة برشة.. يا تاكابي؟
     الغروب في تاكابي/ قابس وهم وتعود، مثل البحث في تخمينات جرت في هذه الأرض المقدسة  التي قيدها الشيخ الهبطي أرضا حرة . واعتبرها أرض رسالات الأحرار.
    في كل مرة ونحن نناقش، كنت أحس بانتعاش لذيذ وغريب .بوجه اليقين الثمل  بالاحتمالات ، بكلما ، بربما ، بلكن وحيثما .ألفة باذخة مع المكان وتواريخه المردومة .
 
     قال بعض البحاثة في خطاب التخمين أن سيدي علي الشاوي أغرم  بامرأة ذات قامة زبدية  وتزوجها ..وفي الأيام الثلاثة لم يكن ير أحدا، فقط وجهها النوراني .فخمنت أنها ارتمت على روحه ، وكان الظلام قد لان .نظر إليها بامتنان عظيم ، وكل حين كان يعض على  شفتيه ويتأمل كل الفواكه المحيطة بها …في روحها  وفي الرمان …آنذاك رميت يدي ( بل هو من رمى ، أنا فقط أتخيل )رمى ورميت إلى الخصر فلم أجد ما يعيق اللمس ، ثم في ذهول رباني رفع رأسه إلى السماء وقد علته كل الدهشات الضائعة  من ايتاكا كلكامش إلى تاكابي / قابس إلى تامسنا / الشاوية.
 
    قال وقلت وراءه : ربي الحياة حق وأنت الحق القيوم .ربي هذه ألفتي ورماني .ربي لا تحرمني من فواكه دنياك ولا تمتني واجعلني خالدا في سلالاتي .إنني في جنتك .
 
   لا يكفي  تمثل ما جرى ..بل علي الإحساس به .من أكون ؟وكيف لهذا الدم الساخن الذي ألهب وجداني  وهز مشاعر أمة الشاوية كلها أن يجري كل هذه السنون في دمي ، طاهرا عفيا ؟.
قلت لأصدقائي: إننا نحيا  ملتقى من أبهى الملتقيات.
    ثم قلت إننا هنا منذ أزيد من قرنين  خلت.. ننتظر هذا اليوم  لنفصل في تخميناتنا المؤجلة.  
 
 مثل الندى ..       
كان الندى على غير عاداته  منذ الأزل ، دافئا ، يهبط على قابس في غنج وانبهار .يتلمس الأرض العطشى ثم ينخطف ليعلو هاربا ، في دلال مداعب ومستمر ، وفي انخطافه الروحاني اثمل بتلك اللمسة،  فينقسم من  حب دافق يشقه ، ليعود  مثل عداء رشيق اختزن كل انتصاراته ليهبط الأرض بسلام مستسلما  آمنا ينساب ويذوب …ولا أحد  يعرف منذ أن خلق الله الأرض والمطر  من يذوب في الآخر .
 
     رابت أشواقي ،تتفتت تذوب وتتفكك في جذبتها وتمرغت وأنا في كدية قابس أتصبب عرقا ،بعينين مغمضتين أرى ، سيدي علي ، هناك في ربوته الخالدة بالجنة ،محاطا بكل فواكه الزمان .يبتسم وأنا أتمرغ بحثا عن استجماع فتاتات أشواقي .
 
     صوت ينهمر من بعيد ، من هنا أو من هناك ، لم أستطع تحديد مصدره ، ولكنه نفاذ  روحاني وطاهر ، يخترقني….أغاني قديمة بموسيقاها الحارة ، والعلو الفادح الذي لا تشده حبال امرأة أو رجل احرش…
تمهلت وخف عني صبيب العرق  وأرخيت سمعي :
  كانت تغني :"نموت عليك بالحديد الماضي …واللي دواو ما هموني ".
 
    كان جدي يضحك حتى خلتني أسمعه وسط قولها الجريح:" الشعر كحل غمرة ملوية " ، وعيناها غيمتان تسقيان روحي صباح مساء. "الرقبة ، سبولة كتامية "، أحضنها وأدق بماء روحي  أعوادها  للتكييف .ورمانتاها "عسة وطنية " وساقاها "شمعة مكدية" .
   
    قام جدي ،هناك.فسعيت إلى استجماع ذراتي ، ونهضت ثم عدت فربت  أبحث وسط التراب المعجون بعرقي وروحي ، عن مشاعري ووجداني التي ذابت وتسربت إلى الأودية  الجوفية ترحل في عمق الأرض خالدة في الأزل المظلم.
 
    قالت:" اللي بغا الله  بغيناه   …الشاوي يزند عشقو ويزيد عليه ".
آنذاك عادت إلي روحي ، وطلعت من دمي خمائر وجداني ، "مشيت وجيت ..وما فاقت بيا /الفراق صعيب ..والولف زاد ما بيا".
 
    استقمت في وقفتي الأبدية ، فتحت يدي  على طريقة المصلوب – وأنا المسلم المؤمن التقي الورع- أريد معانقة أرواحي التي سكنتني منذ سقوط عقبة ،ولم ينهض وهو يتذكر الأغاني القديمة.
 
عتاقة الزعفران..
 
    تخيلت جدي ، المقدس ، مؤسس أحلامنا  وتناقضاتنا ،لما كان بقابس ،دندن بكلام اعتبروه شعرا ، وندم لما لم يستقدم معه الهداوي  والعيساوي ( أما با عروب  فقد مات وتركنا ).
    في أول يوم من وصوله  حلق رأسه بالمكان الذي كان يعيش فيه أبو لبابة الأنصاري  يتطهر من ذنوب لا يعرفها

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من دفاتر الباطني

فبراير 12th, 2008 كتبها الحبيب الدائم ربي نشر في , مشاكسات صديقة

محمد مستقيم    

يا صمت..
خفف خطاك..

إن المطر وشيك..

أرضي نائمة..

في أحضان الترهل..
……………………..

يا ليل..

جدد ميثاق السهر..

طوفتني تفاصيل المكان..

شمسي غائمة..

في لجك العميق..
……………………

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